Ce film retrace un projet chorégraphique à destination des usagers des services de soins de l’hôpital Vinatier de Lyon. Ces jeunes, âgés de 18 à 25 ans, ont traversé un premier épisode psychotique (PEP), un moment éminemment fragilisant dans la vie d’un jeune adulte : première confrontation à la maladie psychique, à la perte de contact avec une certaine réalité et parfois à une hospitalisation. A travers l’expression artistique par le mouvement, ces jeunes accompagnés de leur fratrie, de membres du personnel de santé s’engagent sur le chemin d’une découverte de soi et des autres au-delà du langage.
Ils s’appellent Mehdi, Jean-Philippe, Khadija, Fabienne ou Dan. Ils ont entre 18 et 59 ans. Leur point commun : on a voulu les « guérir » de leur homosexualité. Que ce soit pendant deux mois ou dix ans, au sein de leur famille, leur communauté religieuse ou auprès de pseudo-professionnels de la santé. Ils nous racontent leurs histoires faites de séances d’exorcisme ou de thérapies comportementales dans la Belgique du 21e siècle.
Quatre couples d’âges différents investissent pour 48 heures une chambre d’hôtel. En s’appropriant le cliché romantique détourné de l’hôtel du bord de mer, chaque couple questionne dans ce huis clos, la profondeur et la vulnérabilité des sentiments qui les lient, leurs différences, leurs prises de conscience. Au fil de leurs conversations, les crises les révèlent à eux-mêmes et au chemin qu’ils poursuivent à leur manière comme une ondulation des désirs à travers les âges de la vie.
En mars 2020, un collectif bruxellois de réalisateur·rice·s entame des échanges sur Skype avec des soignant·e·s de première ligne, mobilisé·e·s face à la pandémie de Covid. Au fil des mois, la parole se libère. Fragilisé·e·s, ces travailleur·euse·s partagent leur engagement, leur souffrance, leur combat. Plus l’usure se fait sentir, plus le film met en lumière un système de soin défaillant tant pour les soignants que les soignés.