La cinéaste enquête sur sa grand-mère, décédée avant sa naissance, sur laquelle plane un silence tabou. Avec pour témoins, certains membres de sa famille et les lieux vides mais chargés de leur passé qu’elle retrouve, elle dresse le portrait d’Ana Rosa, plus complexe que prévu, éreintée par les rôles qu’on lui a assignés. De ce récit familial, elle va tirer une histoire collective, celle de l’usage abusif de la lobotomie sur les femmes en Colombie, comme punition, comme pratique idéologique exercées par des hommes dans la plupart des cas.