"Le vide est mon miroir, la mort ma compagne. Je gis, je ne suis plus rien de moi..." La déchirure intérieure d’un malade, joué par Pierre Clementi, à partir des écrits authentiques d'un patient. Une expérience de cinéma subjectif où la caméra prend la place de la tête du sujet.
Nous les intranquilles est un film collectif qui commence au centre Artaud, centre d’accueil psychothérapeutique. Le groupe cinéma du centre raconte la maladie, la thérapie, leur rapport au monde. Après un premier geste documentaire, le film devient participatif et met en scène son élaboration en collectif. À travers leur autoportrait, les personnages cherchent à donner une image humaine de la folie. Ils s’amusent des idées reçues pour mieux les subvertir. En s’emparant tous ensemble du projet artistique, ils démontrent par l’exemple qu’un autre monde est possible.
A partir de l’histoire autobiographique du cinéaste, ZAAD évoque le regard que porte la société sur la maniaco-dépression. Lorsque son père décède, Dries commence à fouiller dans son passé. Mais plus il en découvre, moins il peut éviter la crainte croissante que la maladie psychiatrique paternelle ne soit héréditaire. Le germe est-t-il en lui ? Chez ses enfants ? A travers les archives de familles, des échanges avec un psychiatre et sa vie de père au foyer, Dries cherche une issue à cette possible fatalité génétique.