Dalva a l'air tout d'une femme, et, pourtant, elle n'a que 12 ans. Elle est sous l'emprise incestueuse de son père, dont elle se croit amoureuse. Elle est brusquement retirée de ce père en pleine soirée. Elle plonge dans l'incompréhension totale et dans la révolte. Elle rencontre un éducateur et une adolescente au sale caractère, grâce à qui la page semble tournée du moment où elle commence à se construire comme une fille de son âge.
Réunis le temps d’un été, Dédé, Michel, Daniel et André dressent un portrait en creux d’une époque, pas si lointaine, où l’enfant devait être plié et redressé. Grâce à leur amitié et leur soutien mutuel, ils décident de briser le silence sur les maltraitances physiques et psychologiques subies lorsqu’ils étaient pensionnaires dans les années 50 et 70 du centre de redressement catholique La Belle Étoile en Savoie. Une épopée bouleversante sur le chemin de la justice et de la résilience.
Ils s’appellent Mehdi, Jean-Philippe, Khadija, Fabienne ou Dan. Ils ont entre 18 et 59 ans. Leur point commun : on a voulu les « guérir » de leur homosexualité. Que ce soit pendant deux mois ou dix ans, au sein de leur famille, leur communauté religieuse ou auprès de pseudo-professionnels de la santé. Ils nous racontent leurs histoires faites de séances d’exorcisme ou de thérapies comportementales dans la Belgique du 21e siècle.
La cinéaste enquête sur sa grand-mère, décédée avant sa naissance, sur laquelle plane un silence tabou. Avec pour témoins, certains membres de sa famille et les lieux vides mais chargés de leur passé qu’elle retrouve, elle dresse le portrait d’Ana Rosa, plus complexe que prévu, éreintée par les rôles qu’on lui a assignés. De ce récit familial, elle va tirer une histoire collective, celle de l’usage abusif de la lobotomie sur les femmes en Colombie, comme punition, comme pratique idéologique exercées par des hommes dans la plupart des cas.
Un groupe d’amis masqués se retrouvent autour d’une table. Monsieur Lapin apporte de quoi manger et tous s’endorment. Des choses étranges se passent. Rêves ou réalités ? Mais qui est l’auteur de ce qu’il se passe ? Un groupe d’amis masqués sont devant la tv. Un à un ils s’endorment. Des rêves et des cauchemars vont les relier.
En France, les violences sexuelles commises par des mineurs sur d’autres mineurs sont largement sous-estimées. En majorité intrafamiliales, elles relèvent d’un tabou absolu. S’il est prioritaire de protéger et d’accompagner les victimes, ce film traite de l’importance du suivi thérapeutique des auteurs pour prévenir la récidive. Des psychiatres et psychologues s’engagent sur le long terme avec eux dans des unités de soins pionnières à Lille et à Montpellier. Le huis clos de leurs consultations permet d’accéder à une parole rare pour mieux comprendre les mécanismes de cette réalité difficile, sans jamais la minimiser.
Berthe est la grand-mère du réalisateur, elle veut mourir ! Rien ne pourra l’empêcher ni la convaincre de rester parmi nous. Alors au lieu de lutter, pourquoi ne pas essayer de l’accompagner en images pour ces derniers instants comme un ultime feu d’artifice ? Le 6 juin 2023, Berthe s’est donné la mort via une association d’aide au suicide en Suisse. Le résultat est un film où tout est permis, où elle se transforme en piñata géante, en cowboy ou en parrain,… Une ode à la vie à travers la mort, où la seule règle était de ne pas faire un film triste !
C’est l’histoire de trois femmes, retraitées et jeunes grands-mères : Josiane, Marie-Hélène et Annie. En 2015, elles racontent le combat d’une vie contre l’alcool, des points d’origine soupçonnés aux conséquences de cette addiction sur leur vie de femme et de mère. Grâce à un atelier de peinture thérapeutique, elles avaient scellé une amitié semble-t-il décisive, échappant à la solitude voire même au suicide. Six ans plus tard, l’atelier ferme. Le réalisateur les retrouve. Apparaît alors l’immense fragilité de leur abstinence.
Ce film sans scénario est né à l’hôpital psychiatrique Robert Ballanger (93) en collaboration avec le collectif d’usagers MOUVEMENT(s). Chorée, est emprunté à la Chorea antique et désigne simultanément une danse en groupe et une maladie nerveuse caractérisée par des mouvements involontaires, irréguliers. Il désigne aussi l’expérience proposée : danser ensemble malgré la souffrance psychique et les effets des médicaments. Le film propose un témoignage aux multiples visages à la fois parlé, dansé et dessiné
Un homme a construit son nid dans le terrain vague en face de la maison de la réalisatrice. Elle le croise régulièrement, elle l’observe, la voit-il lui aussi ? Elle questionne son rapport à lui, à sa honte, à son impuissance. Une rencontre est-elle possible ?
Ce documentaire revient sur la carrière d’une artiste exceptionnelle et sur sa vie militante, tout en la suivant dans sa dernière tournée de New York à Paris. En ouvrant pour la première fois ses archives personnelles, Joan Baez se livre sans fard sur sa renommée aussi précoce que vertigineuse, sur ses traumas, son combat pour les droits civiques et sa romance déchirante avec Bob Dylan. Une plongée fascinante d’une autrice-compositrice-interprète extraordinaire qui se dévoile en toute franchise !
Gilles Squellard, psychologue spécialisé en gérontologie, coordinateur de l’équipe Part’Age – Groupe santé CHC, s’entretient avec Pierre Gobiet, psychologue, fondateur de L’Initiative Spécifique Personnes Âgées, auteur notamment de l’ouvrage «Une si longue vie, comprendre et accompagner le très grand âge » Ensemble, au départ du Service de Santé Mentale de Malmédy, ils retracent le parcours de Pierre Gobiet. Abordant des thématiques comme les spécificités du travail avec la personne âgée, l’intervention en milieu de vie, l’accueil de la plainte, la fin de vie, etc., l’entretien met également en lumière l’humanité, la créativité et la curiosité qui animent ce pionnier de l’accompagnement de celles et ceux qu’il appelle avec respect, les arpenteurs du temps.
Objet visuel né de l’intime (OVNI). Au milieu de nulle part, dans le cœur paisible du cyclone tumultueux de la création, un cri de l’intérieur inaudible résonne telle une force impuissante et déterminée. Le voyage poétique bifurque ici et maintenant, à la croisée des chemins encore inexplorés depuis la nuit des temps.
D’une grande pudeur, ce documentaire livre un récit bouleversant de l’engrenage des infanticides. Ceux-ci, selon un rapport ministériel, tueraient un enfant tous les dix jours en France. Qu’importe l’âge ou le milieu social, les récurrences surprennent lorsqu’il s’agit de comprendre les motifs des infanticides commis par des mères pourtant aimantes et fusionnelles, bien loin des monstres imaginés. Viol, inceste ou violences conjugales émergent dès lors que les parcours de vie se révèlent. Rattrapées par leur souffrance, ces femmes perdent peu à peu pied, finissant par planifier le passage à l’acte.
Film retraçant au travers de différents sketches, le parcours de deux parents amenés à rencontrer différents professionnels « du monde psy » pour des avis ou soins pour leurs enfants. Ces sketches souhaitent dénoncer/énoncer avec humour et en faisant un pas de côté, les dérives de l’évolution des politiques de soin qui déstructurent la pédopsychiatrie et les espaces où évoluent les enfants.
Chronique bouleversante d’une famille aux prises avec le déracinement et la maladie mentale. Karina Garcia Casanova décide de filmer lorsqu’elle apprend le retour de son frère Juan au Québec après un séjour au Mexique, leur pays natal. Son objectif est clair dès le départ : il ne s’agit pas de constituer des souvenirs de famille, mais de faire un véritable film. Or, son projet prend une tournure dramatique lorsque Juan retombe dans les affres d’une dépression paranoïaque sans fin. Un documentaire autobiographique sincère et libératoire.
A partir de l’histoire autobiographique du cinéaste, ZAAD évoque le regard que porte la société sur la maniaco-dépression. Lorsque son père décède, Dries commence à fouiller dans son passé. Mais plus il en découvre, moins il peut éviter la crainte croissante que la maladie psychiatrique paternelle ne soit héréditaire. Le germe est-t-il en lui ? Chez ses enfants ? A travers les archives de familles, des échanges avec un psychiatre et sa vie de père au foyer, Dries cherche une issue à cette possible fatalité génétique.
AU BORD DU MONDE Fiction (1h44)
Réalisateurs :
Muselle Sophie
/
Guérin van de Vorst Pays :
Belgique
- 2024
PRIX DU MEILLEUR FILM DE LA COMPÉTITION INTERNATIONALE ET PRIX DE LA MEILLEURE INTERPRÈTE POUR MARA TAQUIN AU FESTIVAL MAR DEL PLATA (ARGENTINE)
Alexia, 25 ans, volontaire et idéaliste, arrive comme infirmière stagiaire dans le service fermé d’un hôpital psychiatrique, et rencontre Joëlle, l’infirmière en chef, qui lui apprend le métier. Alexia va être touchée par la colère de Mila, une patiente de 20 ans, qui pense qu’elle n’a rien à faire là. Malgré les avertissements de Joëlle sur la distance à garder avec les patients, Alexia va se rapprocher de Mila et s’investir à fond pour essayer de la faire sortir.
Emilie fait un film pour essayer de comprendre le plus grand mystère de l’univers : sa mère Meaud. Grand-mère géniale, enfant brisée, mère punk, féministe spontanée, elle fascine autant qu’elle angoisse. Une plongée dans une odyssée intime, un voyage intergalactique dans la psyché !
DISSONANCE Court métrage (04 min)
Réalisateur :
Nadège Maunoury Pays :
France
- 2022
Prix du Jury 2022 de la 5e édition des Arts Convergences.
Soledad, est surprise par des hallucinations auditives, incompréhension et peur s’installent, laissant place au soulagement et au déni à chaque fois que celles-ci disparaissent… Les parents tentent de comprendre ce qu’ils pensent être un mal-être passager et doivent faire face à une crise plus profonde où Soledad perd progressivement contact avec la réalité.